© 2011 Christophe DUBOIS Recrutés dans le 2°Régiment d’Infanterie de la garde républiciaine, 41 sous-officiers exécutent l’exercice traditionnel des fusiliers d’infanterie. Les costumes, habit à la française à pans longs avec tous ses détails et le bonnet en ourson, sont restaurés, confectionnés entretenus  par les Gardes couturiers.

Les Grenadiers de l’empereur

Recrutés dans le 2°Régiment d’Infanterie de la garde républicaine, 41 sous-officiers exécutent l’exercice traditionnel des fusiliers d’infanterie. Les costumes, habit à la française à pans longs avec tous ses détails et le bonnet en ourson, sont restaurés, confectionnés entretenus  par les Gardes couturiers. Ces quarante et un sous-officiers des compagnies des grands services présentent une brève évocation historique qui nous entraînent pour quelques instants sous le drapeau du 1er empire. Les grenadiers de la garde aux ordres de leurs officiers exécutent l’exercice traditionnel des fusiliers de l’infanterie. Ils sont accompagnés du drapeaux de leurs régiments. Les sous-officiers des CGS ont revêtu l’habit à la française à pans longs de drap bleu foncé, collet bleu, épaulettes rouges à franges, revers carrés écarlates, gilet et culotte blancs, guêtres longues blanches en été, noires en hiver. Il portent le bonnet d’ourson noir à plaque de cuivre timbrée d’une aigle couronné et de 2 grenades aux angles inférieurs : cordons et raquettes blancs, plumet rouge, cocarde tricolore à la base, jugulaire cuir, fond rouge avec une grenade blanche et buffleteries blanches. La giberne est noire timbrée d’une grenade. Le sabre est d’infanterie et le fusil à garniture de laiton avec baïonnette.

Reconstitution historique :

Bataille de FRIEDLAND Le 14 juin 1807 au matin, l’offensive française est lancée à FRIEDLAND. Bennigsen, ignorant totalement le regroupement français, envisage de prendre Napoléon à revers. Il se heurte dans sa manœuvre au corps d’armée de Lannes qui, éprouvé par les combats de la veille, n’a plus que 10 000 hommes sous son commandement. Il donne alors l’illusion à Bennigsen que c’est le double de soldats qu’il rencontre en faisant donner son artillerie au maximum. Ce dernier tombe dans le piège, et tarde dans sa manœuvre initiale, ce qui laisse le temps aux renforts français de se mettre en place. A 17 heures, Ney prend le village de Sortlack et fond sur les soldats de Gortchakov. Toute la Grande Armée se met en marche. Les russes, détruits, se battent avec un courage qui forcent l’admiration, mais en vain. Leur retraite est impossible, Mortier est là. Reste un passage par Friedland. Bennigsen investit la ville, et entreprend la contre-offensive. Un regain d’optimisme se fait sentir : les troupes regagnent du terrain ; hélas pour les russes, une contre-attaque française anéantit tout espoir. Les fuyards se jettent dans l’Alle pour rejoindre la réserve du Tsar, située sur l’autre rive…

Crédit Photo : Christophe Dubois
Source : Garde Républicaine